Comment voyageaient nos ancêtres ?

Avant l’arrivée du chemin de fer, nos ancêtres voyageaient très peu. Le peuple se déplaçait à pied, faute de moyens de transport, ce qui limitait leurs déplacements dans leur paroisse et celles limitrophes.

En 1765, Rennes était reliée à Paris une fois par semaine par un coche public. (Les coches existaient depuis plus de 100 ans : les prêtres de la Congrégation de la Mission avaient obtenu la concession du coche Rennes – Paris en 1644). Les chevaux effectuaient le parcours de bout en bout sans être changés dans les relais de poste. De ce fait, ils ne pouvaient pas parcourir plus de 50 kilomètres par jour voir même 30 à 35 kilomètres dans les étapes les plus vallonnées. Il fallait alors compter 8 jours de Rennes à Paris et 2 jours de Rennes à St-Malo.

Le coche public avait un nombre de places limitées (8 à 10 voyageurs) et était très onéreux, donc réservé aux bourgeois aisés. Les pauvres faisaient le trajet à pied (ce qui ne prenait pas beaucoup plus de temps).

En 1780 le coche est remplacé par une diligence (2 fois par semaine). Celle-ci change alors de chevaux dans les relais de poste, ce qui permet de parcourir 115 kilomètres par jour. Le soir venu, les voyageurs dormaient dans des auberges. Il ne faut plus alors que 3 jours pour aller de Paris à Rennes.

En 1838, la diligence roule jour et nuit avec seulement des arrêts pour la restauration des voyageurs. Il ne faut plus que 44 heures de Rennes à Paris (32h de Brest à Rennes et 80h de Brest à Paris).

En 1859, le train arrive à Rennes. Le train le plus rapide (Express de nuit N° 19, 1ère et 2ème classe) met 9h25 de Paris à Rennes avec 15 arrêts (36,6 km/h de moyenne).

En 1900, l’Express N° 9 ne met plus que 6h52 avec 13 arrêts (50,5 km/h de moyenne).

En 1914, le rapide N° 513 met 5h34 avec 5 arrêts (67,2 km/h de moyenne).