Fin janvier, nous avons connu une grande crue. Personne n’a été vraiment inondé dans la quartier; pourtant, ceux qui habitent le quartier depuis avant les années 90 se souviennent d’inondations fréquentes, mémorables et dramatiques. En effet, les rues Kerviller et Amiral Courbet étaient régulièrement sous l’eau dès que la Vilaine sortait de son lit.

Que s’est il passé ?
Pour éviter ce fléau, plusieurs mesures ont été prises :
- Des retenues d’eau ont été crées en amont dans les environs de Vitré comme les barrages de la Cantache, de la Valière ou de la haute Vilaine. Ces ouvrages ont trois fonctions (prévention des inondations, alimentation en eau potable et étiage en été). Ils sont aussi devenu des centres d’activité.
- Création de murs anti-crues à base de palplanches*.
- Pompes de relevage efficaces, capables d’evacuer toute l’eau (eau pluviale ou des égouts) de la zone inondable, afin que les barrages ne retiennent pas l’eau qui inonderait le quartier.
*Palplanche : planche métalique enfoncée profondément dans le sol pour constituer un écran imperméable à l’eau. Ensuite, ces palplanches sont recouvertes de terre et souvent végatalisées, ce qui les rends invisibles.
Vous passez par-dessus quand vous passez du quai Tabarly à la rue Amiral Courbet. Vous les longez quand vous cheminez sur la promenade Madeleine Desroseaux.

Depuis que ces travaux ont été effectués, aucune habitation du quartier n’a été envahie par les eaux. Nous pouvons remercier les concepteurs de ce plan qui, depuis plus de trente ans, fonctionne bien. Pour vous en convaincre, allez au bout de la rue Keviler vouys verrez la hauteur de certaines crues et vous constaterez que les palplanches servent bien de barrage.
Bernard

Crédit photo : Pauline LEBOULANGER
