L’usine de la Barre Thomas va bientôt être détruite

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Les bâtiments que nous connaissons vont disparaître. A leur place, seront construits d’autres bâtiments industriels ou commerciaux. Pour autant, l’usine de la Barre Thomas continue d’exister. Un bâtiment de 11 000 m2 accolé au bâtiment 3 (7 000m2) a déjà été construit. Dans cet ensemble, la production de pièces en caoutchouc pour l’industrie automobile, qui a
démarré en 2016, emploie un peu plus de 400 personnes.

Une page de la vie du quartier se tourne. La Barre Thomas a été pendant plus de 60 ans le plus important employeur de notre quartier comptant plus de 3400 salariés au plus fort de son activité. Ce sont 110 000m2 qui vont être détruits, soit environ dix fois plus que le bâtiment qui a été construit récemment.

Tous les terrains ont été vendus. Mais savez-vous qu’il existe des monuments historiques dans ces terrains ? En effet, il y a un blockhaus et un mur sur lequel sont installés des crochets. La GESTAPO suspendait des résistants à ces crochets pour les torturer plus facilement. Il serait dommage que ces témoignages du passé disparaissent

Plusieurs propriétaires se sont succédés sur ce site. Si Citroën est le plus connu, il a possédé l’usine pendant 21 ans, ensuite, il y a eu PSA pendant 25 ans, CF GOMMA durant 6 ans, pendant près d’un an, personne (durant cette période, la Barre Thomas n’appartenait plus à personne car elle était en redressement judiciaire), ensuite, elle appartenait à Silver Point pour 4 ans (c’est à ce moment seulement que la société s’est appelée Barre Thomas) et, depuis, elle a été vendue à Cooper Standard. Si la vie a été le plus souvent laborieuse et secrète à l’intérieur de l’usine, une marche a rassemblé plus de 2 000 personnes dans les rues de Rennes pour défendre l’emploi. Un procès a alimenté les médias pendant plus de deux ans…

Bien sûr, il s’est passé beaucoup d’événements petits ou grands qui méritent d’être conservés dans la mémoire du quartier. Comme par exemple, si toutes les voitures du monde ne tremblent plus au ralenti, c’est grâce à un brevet élaboré par des salariés de la Barre Thomas. Si l’usine de la Janais existe, c’est que l’expérience de faire travailler les bretons en Bretagne, à la
Barre Thomas a été bénéfique pour Citroën. Le premier cercle de qualité français s’est réuni à la Barre Thomas…
Si vous avez travaillé ou que vous avez des informations sur la Barre Thomas, il serait bien de réunir ces connaissances et cela pourrait servir comme base d’un projet de quartier.